La saison d’endurance auto commence : petit point sur le constructeur Ligier

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Le championnat du monde d’endurance FIA 2017 (WEC) se déroulera du 16 avril au 18 novembre. Neuf manches sont à prévoir dans cette compétition, incluant les 24 Heures du Mans. Parmi les constructeurs de sport-prototypes qui concourront cette année, figure la compagnie Ligier.

Le constructeur n’est pas uniquement connu pour sa présence sur les circuits de compétition. Il s’est également lancé dans la voiturette sans permis. Voici un petit historique.

La période faste en Formule 1

C’est Guy Ligier qui fonde l’écurie qui portera son nom. Dans la période allant de 1966 à 1967, l’homme aura participé à douze Grands Prix de Formule 1 en tant que pilote. Lorsqu’il fonde son entreprise de construction en 1969, il ne la destine pas uniquement aux courses d’Endurance.

Tous ses modèles de voiture porteront un nom composé des initiales JS suivies d’un nombre. Ces lettres rendent hommage au pilote Jo Schlesser, ami du patron de l’écurie.

Les JS participeront aux 24 Heures du Mans entre 1970 et 1975, et l’entreprise gagne le Tour de France automobile de 1974. Ce n’est qu’à partir de 1976 qu’elle commence à porter son regard sur la Formule 1, en participant au Championnat du monde de la même année.

La période faste pour l’écurie démarre en 1979, où elle remporte trois manches en début de saison. Elle finit sur la troisième marche du podium à la fin du championnat. En 1980, elle finit en seconde position, Williams raflant la première place. Elle manque de peu la troisième position en 1981, mais doit se satisfaire de la quatrième.

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Une phase un peu plus compliquée

Commence alors une période plus difficile pour la compagnie. Les tracas s’enchaînent et les performances diminuent :

  • 1982 : l’entreprise marque peu de points et termine huitième. Elle subit par ailleurs les départs de pilotes importants, tels que Jacques Laffite qui signe avec Williams, et Eddie Cheever qui part pour Renault. De plus, Peugeot cesse de la soutenir, ce qui la prive du moteur turbo désormais obligatoire pour tenir la distance sur les pistes.
  • 1983 : la saison la plus compliquée pour l’écurie, qui ne marque pas le moindre point.
  • 1984 : malgré un nouveau moteur fournit par Renault, elle termine dixième du classement.
  • 1985 : le retour de jacques Laffite lui permettent de remonter en sixième position grâce deuxième et troisième marches du podium raflées au Grand Prix d’Australie.
  • 1986 : deux podiums font progresser Ligier jusqu’en quatrième position, mais un accident grave conclut la carrière de Jacques Laffite.
  • 1987 : c’est une chute de classement, puisque l’écurie finit onzième.

De 1988 à 1991, les difficultés s’enchaînent et la compagnie peine à marquer des points. La fin de cette période voit l’entreprise échouer à quitter les dernières places en grille de départ.

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Et maintenant ?

A partir de 1992, Guy Ligier revend une grande partie de ses parts sociales et d’autres propriétaires se succèdent à la tête de la compagnie, tels que Cyril de Rouvre et Flavio Briatore. C’est finalement Alain Prost qui la rachète en 1997, donnant naissance à Prost Grand Prix.

Le nom du constructeur est de retour sous la lumière en 2014, lorsqu’OAK Racing produits plusieurs prototypes tels que la Ligier sport car JS P2 en se rapprochant du fondateur historique et d’Automobiles Martini (plus d’informations en cliquant ici). Cette dernière participe aux 24 Heures du Mans de la même année, et finit deuxième de sa catégorie.

Depuis, c’est dans le domaine de l’endurance automobile que les modèles JS font preuve de vraies performances. Ce nom figure toujours dans l’esprit de nombreux passionnés comme un incontournable des circuits.

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