Le moteur à eau : est-ce vraiment possible ?

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Comme le disait le groupe Noir Désir : l’homme pressé va vite… très vite ! Et pour y parvenir, l’homme pressé roule en voiture ! Il consomme, il achète, il produit, il consomme encore, et, malheureusement, il pollue beaucoup C’est bien simple, l’homme (et la femme accessoirement) pollue tellement que les ingénieurs luttent sans cesse pour inventer de nouvelles technologies écologiquement responsables.

Parmi ces technologies, nous voulions revenir avec vous sur le cas particulier du moteur à eau. On en entend beaucoup parler, mais le moteur à eau est-il viable ? Est-il réalisable ? Est-il commercialisable ? C’est à ces questions que nous allons tenter de répondre dans cet article dédié au moteur à eau. Vous êtes prêts ? On vous dit tout !

La pollution aux microparticules, un problème majeur !

Les problèmes que pose la quantité phénoménale de particules fines recrachée par nos véhicules à la planète et à la santé des êtres humains sont nombreux. Au moins aussi nombreux que les réponses que l’on cherche à y apporter.

C’est bien simple, on considère que si nous ne limitons pas notre pollution aux microparticules d’ici 2020 (dans très peu de temps donc), l’impact de cette pollution pourrait être une hausse de 5°C d’ici 2100. Cela s’accompagnera forcément d’une hausse du niveau de la mer, mais aussi de la disparition de milliers d’espèces animales et végétales à travers le globe, pouvant également mener à l’extinction de l’espèce humaine. Ce n’est pas très gai n’est-ce pas ?

Alors certes, la situation est grave, mais les ingénieurs sont plus que jamais au travail pour inventer de nouvelles technologies pour nos moyens de transport préférés. Parmi celles-ci, on retrouve les voitures électriques qui, avec la Zoé de Renault, commencent à se démocratiser un peu partout dans nos villes. La voiture électrique est une voiture au moteur propre, or la production d’électricité, elle, ne l’est pas puisque c’est bien de la fission nucléaire qu’est issue notre électricité aujourd’hui.  Pour trouver un moteur propre à 100%, il faut se pencher sur le projet de moteur à l’eau, un moteur qui serait capable, semble-t-il, de faire rouler nos voitures à la seule force de l’eau.

Le moteur à eau de Fabien Lecler !

En 2006, on a vaguement entendu parler d’un obscur personnage, un certain monsieur Fabien Lecler. Cet inventeur de génie dévoilait alors avoir inventé un moteur pour voiture entièrement propre. En réalité, Fabien Lecler avait littéralement trouvé le moyen de fabriquer par lui-même une sorte de moteur à eau, en de nombreux points similaires à un autre moteur, aujourd’hui bien fonctionnel et commercialisé : le moteur à hydrogène.

Ironie du sort, le premier modèle de voiture de série fonctionnant à l’hydrogène a été révélé au grand public en… 2006 !

On peut donc dire que pour un homme seul, développer une technologie en même temps qu’une entreprise toute entière (la voiture était une BMW) ne tient de rien de moins que du tour de force !

Cependant – et c’est là une bonne occasion de s’interroger quant aux vrais atouts du fonctionnement à l’hydrogène – cette espèce de moteur à l’eau miracle doit impérativement produire du dihydrogène afin de pouvoir s’associer au dioxygène et recracher de l’eau à la place des habituels résidus d’essence ou de diesel.

Or, le dihydrogène doit être produit par une source d’énergie indépendante du moteur à hydrogène per se. Et cette énergie… elle pollue ! Par conséquent, remplacez toutes les voitures du monde roulant encore à l’essence à ce jour, par des voitures à hydrogène, et vous obtenez un taux de pollution sensiblement plus élevé qu’il ne l’est déjà ! On est donc loin du compte.

Audi A7 Sportback h-tron quattro

Une innovation ralentie pour des raisons politiques ?

Ce qu’il y a de frustrant avec le moteur à eau, c’est que c’est une technologie problématique économiquement parlant. Imaginons qu’un jour, un ingénieur tel que Fabien Lecler arrive à créer une technologie viable autour d’un moteur à eau. Une technologie capable de remplacer le moteur à essence tel qu’il existe aujourd’hui. On assisterait certainement à un scandale planétaire avant même la commercialisation de celui-ci.

Peut-être les états pétroliers essayeraient de faire taire ledit ingénieur ou la société pour laquelle il travaille. Peut-être que des entreprises telles que Total, profitant du business lucratif du pétrole pourraient également voir d’un mauvais œil l’arrivée de la technologie du moteur à eau sur le marché. Difficile de ne pas être complotiste quand on connait tous les enjeux politiques et économiques derrière la création d’un moteur à eau. Difficile également de ne pas être agacé par l’inactivité des dirigeants politiques qui, plutôt que d’investir dans la recherche et le développement de cette technologie, préfèrent financer des projets d’extraction de pétrole ou de centrales nucléaires qui valent chacun des milliards d’euros !

Le moteur à eau, solution parfaite pour un transport plus écologique ?

Avec une telle innovation et un tel impact politique et sociétal, nul doute que ce moteur à eau aura un impact sur la santé de notre bonne vieille planète. Rendez-vous compte, il aura suffi d’un siècle à l’espèce humaine pour utiliser 90% des matières fossiles produites par la Terre en 4,543 milliards d’années. Face à ce constat alarmiste, il faut réagir et c’est en cela que le moteur à eau peut-être une bonne solution à long terme. Notre terre s’appelle la planète bleue et en l’occurrence, l’eau est l’une des seules ressources de notre Terre à ne pas être dégradable. L’eau en s’évaporant, se diffuse dans l’atmosphère et retombe à sa forme liquide lors de pluies.

Seulement voilà, si notre terre est majoritairement recouverte d’eau, il s’agit principalement d’eau de mer. Et notre moteur à eau, pour être viable, devra pouvoir supporter la combustion d’eau de mer qui dégagera alors des particules de sel, chose qui aujourd’hui à plutôt tendance à endommager les moteurs.

Le dopage à l’eau, une vérité vraie

Non seulement il existe, mais en plus son procédé est connu depuis la fin du XIXème siècle ! Le moteur à eau s’est retrouvé dans les systèmes d’injection du Messerschmitt B-109. On a même commercialisé des kits d’injection propre dans les années 1970 et 1980 ! Quoi qu’il en soit, la nécessité de réduire la consommation et la pollution n’était à l’époque pas aussi apparente qu’aujourd’hui.

Il a donc fallu attendre qu’un homme isolé, comme Fabien lecler avant lui, cherche une solution tout seul, sans l’aide des grands constructeurs pressés par les lobbys pétroliers à continuer de faire tourner à l’essence le moindre moteur.

4.1.2

Le principe est simple : on ajoute de l’eau à l’essence par un procédé qui vous sera expliqué en profondeur sur ce site. On réduit ainsi drastiquement la consommation, mais aussi la pollution. Le hic, c’est que pour qu’une commercialisation efficace de cette nouvelle méthode – pour le coup vraiment miraculeuse – soit envisageable, il faudrait compter sur une augmentation drastique du prix de l’essence.

Car un prix stable pousserait simplement les gens à utiliser leur voiture plus. Ils dépenseraient le même prix qu’avant, pour le double voire le triple du trajet. Une affaire qui reste à suivre.

Voilà, nous espérons que cet article consacré au moteur à eau vous aura permis d’en apprendre plus sur le moteur à eau et son fonctionnement. Au-delà de son fonctionnement, il est surtout intéressant de comprendre les enjeux politiques et économiques autour de la commercialisation d’un tel moteur à eau. Nul doute qu’un jour il arrivera, mais espérons que d’ici là notre bonne vieille terre aura encore assez d’habitants à abriter.

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