À quoi sert la circulation alternée ?

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Alors que les pics de pollution font leur grand retour dans les grandes villes de France, notamment Paris et Lyon, la circulation alternée mais aussi – surtout ? – la circulation différenciée sont encore de mise.

Cette mesure vise, tout simplement, à réduire le nombre de véhicules circulant en ville, et ce, dans l’objectif de faire baisser le taux de particules fines empoisonnant l’air. A priori, c’est une méthode qui marche, puisque voitures, motos et autres engins légers sont beaucoup moins nombreux à fonctionner en même temps !

Cependant, elle a des conséquences – parfois inattendues – à d’autres niveaux. Explications.

La circulation alternée en deux mots

Paris et 22 communes avoisinantes sont concernées. Le principe est simplissime. Les petits véhicules dont l’immatriculation est impaire ont le droit de circuler les jours impairs. Les véhicules qui ont une immatriculation paire circuleront quant à eux les jours pairs. Certains véhicules ne sont cependant pas concernés par la mesure. Les voici :

  • Les véhicules propres, c’est-à-dire électriques, hybrides, fonctionnant au gaz, ou transportant au moins trois personnes
  • Les véhicules de service public (police, ambulance, corbillard…)
  • Les véhicules d’approvisionnement
  • Les véhicules de transport en commun
  • Les véhicules de chantier
  • Les véhicules professionnels avec dérogation (pour un journaliste, par exemple)
  • Les véhicules immatriculés à l’étranger
  • Les utilitaires de moins de 3,5 tonnes

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Le non-respect de cette règle de circulation entraîne une amende de 2ème classe, à savoir une rétribution de 22 euros à payer dans les trois jours, ou de 35 euros à payer au-delà de trois jours. Si vous êtes pris en flagrant-délit, vous serez contraint de retourner à votre lieu d’origine, sous peine de devoir abandonner votre véhicule à la fourrière.

Des bénéfices pour certains métiers

S’il y a bien un type d’activité professionnelle dans lequel on se réjouit de la circulation, alternée, c’est dans la sphère des taxis ! Mais aussi dans celle des VTC et dans celle du covoiturage.

Le choix de la facilité

Un grand nombre de personnes doivent utiliser leur véhicule pour se déplacer et, la plupart du temps, pour se rendre au travail, parfois loin de chez elles. Or les transports en commun sont loin d’être la meilleure solution, quand on considère l’affluence de navetteurs que peut générer une mesure telle que la circulation alternée. Sans parler des embouteillages pour les bus, des pannes en tous genres pour les métros…

Certains choisissent donc d’employer la manière forte (forte pour le porte-monnaie) et appellent un taxi. Ces derniers voient leur clientèle doubler, parfois tripler au cours d’un journée de circulation différée ! De quoi se frotter les mains quand on fait ce métier. Il en va de même pour les chauffeurs VTC, par exemple sur la plateforme Uber, que beaucoup de gens affectionnent déjà au quotidien.

Une conscience écologique

Ils sont aussi nombreux à choisir le covoiturage. D’une part, parce que s’ils remplissent leur véhicule, ils ont le droit de circuler. Et d’autre part, parce que plus il y a de monde dans un même voiture, moins il y a de monde dans des voitures différentes… c’est logique !

Cette pratique est appliquée au quotidien par des personnes qui se sentent concernées par le réchauffement climatique et par la dégradation de l’environnement vital du fait de la pollution. La circulation alternée est un moment idéal pour que plus de monde encore soit sensibilisé à ce problème !

Visuel FB Circulation alternée

Les limites du système

Des voix s’élèvent pour dire que la circulation alternée ne sert à rien. D’autres s’élèvent pour clamer que le problème ultime avec ce système, c’est qu’on ne l’applique que dans un temps très réduit. Juste le temps, en fait, que le taux de pollution revienne plus ou moins à la normale.

En outre, il a été relevé que le système de la circulation alternée n’empêchait pas aux véhicules les plus polluants de circuler. Les conditions établies en 1997, lors de la création de cette mesure, sont nombreuses et permettent à un grand nombre de véhicules de passer outre la loi.

De plus, l’amende en cas de non-respect est loin d’être punitive. Pour certains, elle revient au prix que l’on débourserait en prenant le taxi ou un VTC de quelque sorte… à la différence qu’on a moins de chance de devoir casquer.

En définitive, la circulation alternée n’est pas une réponse efficace à long terme, mais elle témoigne d’une conscience accrue, à la fois des citoyens et des dirigeants, de l’importance d’agir pour l’environnement.

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