Uber : la start-up a-t-elle un modèle viable ?

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Considéré comme l’une des meilleures sociétés de cette décennie, Uber le géant des taxis se place comme un acteur important du secteur des transports en France. Autrefois appelée Ubercab et initiée aux États-Unis, elle développe et exploite des applications mobiles pour offrir des services de transport.

Basée à San Francisco, elle vaut aujourd’hui près de 50 milliards de dollars et se retrouve dans plus de 300 villes par le monde.

Une genèse fracassante sur le marché français

Travis Kalanick réalise en 2010 le lancement de cette merveilleuse plateforme de services automobiles qui devient un « Super Taxi ». Uber provient d’une mauvaise expérience vécue par Travis lors du salon Leweb à Paris. Se déplacer dans cette ville s’apparentait à un casse-tête chinois pour Kalanick et ses collègues Salazar et Garrett Camp.

Une fois de retour à Silicon Valley, ils mirent sur pied le joyau. La France à travers sa capitale reçut le logiciel après les États-Unis. En décembre 2011, une soixantaine de voitures de tourisme avec chauffeurs, haut de gamme, s’enregistrent sur l’application et circulent dans Paris.

Uber s’empare du marché français

L’objectif de base de ce logiciel consiste à supprimer les intermédiaires entre les usagers et les conducteurs de taxi. Ainsi, les chauffeurs après leurs enregistrements pouvaient trouver des clients inscrits sur le site. En contrepartie, la société prélève une commission, ce qui constitue sa marge financière. Sa praticabilité la met en pole position.

En 2014, les services de l’application s’étendirent dans six villes françaises à savoir Lyon, Lille, Bordeaux, Toulouse, Nice et la capitale. UberX, une version jugée plus économique intègre des voitures moins luxueuses et des standings moins prononcés.

application-uber

Une diversification salutaire

Avec le succès sans précédent connu dans le secteur des transports, Uber explore d’autres domaines avec toujours le même objectif : offrir services de qualité. Depuis la plateforme web de l’entreprise, vous pourrez accéder à :

  • Uberx pour des chauffeurs professionnels proposant des berlines standard
  • Uber Berline pour avoir des véhicules de luxe
  • Ubervan avec des conducteurs qui offrent des vans
  • UberPop pour des particuliers occasionnels
  • UberPool pour permettre de partager le trajet avec des gens qui vont dans la même direction
  • UberEats pour les livraisons de repas

Comme le déclare le président de l’assemblée permanente des métiers : « Si Uber ne disparaît pas, il faudra repenser notre modèle de société ».

Voilà qui prouve à quel point cette société bouscule les hiérarchies. Que ce soit au Canada, en Chine, en Inde, la notoriété des services de cette plateforme ne se discute plus.

Un monde pas toujours tranquille

Son rang sur le marché et sa cote de popularité laissent planer quelques nuages dans le ciel de cette entreprise en essor. En France par exemple, dans le mois en cours, les conducteurs créèrent une paralysie partielle du trafic pour manifester contre la hausse de la commission que perçoit la société sur leurs prestations.

Se rendre à Roissy ou à Orly relevait d’un exploit pendant le débrayage. En effet, Uber augmenta ses ristournes qui passèrent de 20 % à 25 % sur chaque service effectué, ce qui ne plut aucunement aux chauffeurs.

La firme américaine doit juste revoir certains déficits. S’assurer par exemple que les conducteurs ont leurs permis et des contrats d’assurance à jour. Ils devraient également redonner confiance aux utilisateurs en revoyant à la baisse le prix de leurs prestations. Pour continuer son ascension, sa diversification doit se poursuivre et s’intensifier.

Enfin, il faudra veiller à se mettre à jour vis-à-vis des impôts français pour une meilleure avancée.

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